Comment la photo UV révolutionne la dermatologie

Du laboratoire à la story Instagram

Longtemps réservée aux bancs d’essais des laboratoires dermatologiques et cosmétiques, la photo UV se développe de plus en plus auprès du grand public avec l’avènement du numérique. Tour d’horizon de son potentiel de sensibilisation aux risques dermatologiques et de promotion de produits cosmétiques.

Quel est l'impact des rayons UV sur notre peau ?

Avant de présenter le potentiel de la photo UV en dermatologie, il convient de rappeler les impacts des rayons UV sur la peau. Les rayons UV se divisent en trois catégories : les UV-A, les UV-B et les UV-C.

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Les UV-A, générateurs du photovieillissement

Les UV-A correspondent au segment des ultraviolets les plus proches du spectre visible. Situés entre 315nm et 400nm environ, ils représentent également la plus grande proportion des ultraviolets émis par le Soleil : près de 95% du rayonnement UV atteignant la Terre se compose d’UV-A. Ces derniers ont un fort pouvoir de pénétration dans la peau : ils traversent l’épiderme pour agir au niveau du derme. Leur action la plus visible est le bronzage immédiat, qui se dissipe rapidement en l’absence d’une exposition prolongée.

Cependant, leur impact le plus significatif a lieu en profondeur : en dégradant le collagène, les UV-A causent le photovieillissement de la peau et le développement des rides. Ce photovieillissement génère des rides et des taches pigmentaires dans les couches profondes de la peau, qui se révèleront avec l’âge et l’amincissement de l’épiderme. En définitif, l’impact des UV-A sur la peau s’effectue à retardement : une fois que les taches deviennent visible, il est trop tard pour les effacer. Il faut donc protéger sa peau au quotidien contre les UV-A pour limiter au maximum le développement du photovieillissement, même si celui-ci n’est pas encore quantifiable.

Les UV-B, du bronzage au cancer de la peau

Les UV-B correspondent au segment des ultraviolets allant de 280nm à 315nm. Ils représentent 5% du rayonnement UV atteignant notre environnement, et malgré cela leur impact sur notre santé est bien plus important. Leur champ d’action se limite à l’épiderme, où leur action génère le bronzage, les brûlures et coups de soleil ainsi que, dans les cas les plus graves, des cancers.

Les UV-C, germinicides à l'utilisation contrôlée

Les UV-C correspondent au dernier segment du rayonnement UV, allant de 100nm à 280nm. Il s’agit également du segment le plus énergétique qui, fort heureusement, est totalement filtré par la couche d’ozone. Leur génération est donc uniquement artificielle, par l’intermédiaire de lampes et LED dont l’utilisation principale consiste à stériliser des appareils et outils.

Dans le contexte de lutte conte le COVID, certaines sociétés ont notamment développé des solutions de désinfection basées sur l’émission d’UV-C.

Un outil de sensibilisation et de prévention en dermatologie

Au vu des différents impacts des rayons UV sur la peau, et surtout de leur apparition à retardement, la photo UV apparait être un outil de sensibilisation totalement adaptés à la prévention solaire.

En imageant en direct l’état de la peau au niveau du derme et de l’épiderme, la photo UV rend compte du photovieilissement actuel de la peau, même si celui-ci n’est pas encore visible à l’œil nu. Quand on connait l’impact que peut nous renvoyer notre image, à l’heure de l’omnipotence des réseaux sociaux, une telle technique peut vraiment faire la différence dans le cadre de la prévention dermatologique et solaire.

Un révélateur de l’efficacité des protections solaires

Pouvoir imager les rayons UV permet de rendre compte des propriétés absorbantes de certains produits et matériaux.

Concernant les protections solaires, celles-ci apparaissent opaques en photo UV, puisqu’elles absorbent les rayons UV-A et UV-B.

Une fois appliquées sur la peau, les crèmes solaires conservent leurs propriétés protectrices : leur présence sera donc toujours visible en photo UV.

Documentaire E=M6 sur la crème solaire.

La photo UV, un énorme potentiel encore sous-exploité

Malgré sa facilité d’intervention en numérique, comparé à l’ère de l’argentique, la photo UV voit son utilisation encore trop confidentielle. Cette technique a pourtant prouvé son potentiel de sensibilisation auprès du grand public au cours des quelques événements qui y ont eu recours. Son utilisation débute dans les études terrains d’instituts de santé public, mais est encore trop limitée géographiquement pour s’intégrer aux outils de prévention dermatologique.

Plus que jamais, la communication doit passer par l’image, surtout lorsque les risques concernés ne sont pas visibles à l’œil nu. Il est donc temps de quitter les traditionnels communiqués et études impersonnels pour concerner directement le grand public à travers leur image.

Pour aller plus loin

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